One Eye Out From The Window
Depuis quelques semaines les médias nous envoient principalement à travers le petit écran les violences au liban. Depuis plusieurs mois nous entendons parler d'attentats en Irak. Depuis plusieurs décennies maintenant, nous entendons ce qui se passe autour de l'Etat d'Israël.
On a l'impression que la guerre n'existe plus, le mot guerre du moins. Il n'y a pas eu depuis 50 ans de déclaration officielle de guerre, il n'y a plus "d'état de guerre" d'un Etat A contre un Etat B. Ceci ne signifie pas que la terre c'est pacifiée, c'est au contraire le signe d'une énorme hypocrisie. Les Européens ont été tellement traumatisé par les deux guerres mondiales qu'ils ont décidés de bannir le mot guerre de leur langage: un moyen très fantaisiste et superficiel, mais qui dénote une fragilitée et une impuissance certaine. C'est pourquoi depuis maintenant des années nous parlons de terrorisme et non plus de guerre entre deux nations. Le but principale est de convaincre les occidentaux (consomateurs) que tout va bien. Ils sont à la maison devant la télé, le pays n'est pas en Guerre, ils peuvent continuer à consomer. Alors que en réalité, les soldats sont sur le front, et les morts ne se comptent plus (généralement, de l'autre coté).
Le terrorisme aujourd'hui peut tout justifier. On en arrive même à utiliser se seul mot pour expliquer le terrorisme palestinien, le terrorisme du Hezbollah, le terrorisme de Al Qaeda, le terrorisme Irlandais, le terrorisme Corse etc... Toutes ces situations politiquement extrêmement diverses sont toutes appelés avec le terme terrorisme. Rien de plus faux, approximatif, et intellectuellement dangereux.
Tous d'abord voyons la définition du terrorisme: Ensemble des actes de violence qu'une organisation politique exécute pour impressionner la population et créer un climat d'insécurité (Petit Robert 1981, je n'ai rien de plus récent). La définition est vieille, et ça se voit. On ne parle pas encore de terrorisme international. Le terrorisme est entendu comme "interne". A' cette définition correspondent le terrorisme Italien des années de plomb, le terrorisme religieux Irlandais. Mais qu'en est il des palestiniens? Des Irakiens? Des libanais? Leur but est manifestement de se liberer d'un intrus (aggresseur ou non), d'un corp étrangé au sein même de leur pays, se qui ressemble beacoup plus au concept de résistance qu'au concept de terrorisme.
Aujourd'hui à en entendre les hommes politiques, le terrorisme international et national représente la principale préoccupation en politiques étrangères. En réalité c'est probablement la plus grande distraction médiatique pour détourner le regard des citoyens des vrai problèmes de nos sociétés qui sont autres. Je me demandais: quelle est la différence entre le palestinien qui fait sauter un pont pour éviter l'avancé israélienne ou qui se fait sauté dans son "ex pays" (pays duquel il a été délogé très discutablement notamment grâce à l'Angleterre et aux voisins mediorientaux après la 2eme guerre mondiale), quelle est donc la différence entre celui-ci et les résistants français qui luttaient contre l'envahisseur Allemand, dans un premier temps, contre le gouvernement français ensuite. Quelle est la différence entre le Hezbollah Libanais et la résistance Française? Quelle est la différence entre le citoyen Irakien qui lutte pour son pays, contre un nouvel Etat, un nouveau gouvernement et une nouvelle police qui lui as été imposé bien plus que Vichy et Pétain l'ont été à la France? Nous pouvons même allez plus loin, quelle est la différence entre le séparatiste Corse qui lutte contre un Etat dans lequel il ne se reconnaît pas et le résistant Français qui lutte contre un gouvernement collabo dans lequel il ne se reconnaît pas. Certainement pas une question de majorité, parce que les résistants de la seconde guerre mondiale (au passage, on les remercie tous quand même) étaient une infime minorité, et ils n'ont (heureusement) pas demandé aux autres français leur avis, ils ont décidé d'agir par la force contre un gouvernement certes collabo mais légitime. J'en arrive à la conclusion que d'après les medias ceux que nous considérons comme "bon" ou "gentil", nous les appelont résistant, les autres "terroristes". Ensuite c'est l'histoire qui décide et fait la distinction: ceux qui gagnent sont les résistants, ceux qui perdent sont les terroristes.
Ma conclusion est très différente: il faut définir clairement une fois pour toutes se que l'on appelle Terrorisme. Pour moi, l'exemple type est Al Qaeda, une organisation non Etatique qui se bat CONTRE quelque chose. Alors que la résistance est pour moi une organisation liée au moins idéologiquement à l'Etat qui se bat POUR l'Etat. Dans se contexte, le palestinien qui va mettre une bombe dans une colonie Israélienne, l'Irakien qui se bat contre le gouvernement imposé par les USA ou le membre du Hezbollah qui va envoyer un missile en réponse à une attaque Israélienne sont des résistant. Attention, les résistants ne sont pas des anges immaculés comme les livres d'écoles en France veulent nous faire croire. Comme le soldat, le résistant tue bien sur, il viole probablement, il s'entretue aussi pour des questions de pouvoir (c'est arrivé entre les différents groupes de résistant en France et en Italie). Cela dit c'est un résistant, et pas un soldat. Point. Comme tout, ni blanc, ni noir: Gris. Pour les Héros il faudra chercher autre part.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||